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Points clés à retenir
- Le CIL est l’ancienne structure locale, remplacée par Action Logement en 2016
- 107 CIL fusionnés en 23 organismes Action Logement Services
- Cotisation actuelle : 0,45 % de la masse salariale pour les entreprises de 10 salariés et plus
- Prêt salarié possible jusqu’à 40 000 € à taux bonifié de 1 %
- Seules 15 % des entreprises activent leurs droits Action Logement
Qu’est-ce que le comité interprofessionnel du logement (CIL) ?
Le comité interprofessionnel du logement désigne un type d’association loi de 1901 créé pour collecter et gérer les fonds de la participation des employeurs à l’effort de construction, la fameuse PEEC. Dans mon expérience de veille sur les dispositifs sociaux, ce sigle revient souvent sans que personne n’explique ce qu’il recouvre aujourd’hui.
Le Groupe CMH, héritier du premier CIL, est présenté par l’Union sociale pour l’habitat comme l’inventeur du 1 % Logement. Jusqu’en 1992, le taux de la PEEC était fixé à 1 % de la masse salariale de l’année précédente, d’où le nom du dispositif, précise Action Logement sur son site officiel.
La mission historique d’un CIL tenait en une phrase : collecter la cotisation des entreprises et la redistribuer sous forme d’aides au logement pour les salariés. Un rôle simple sur le papier, mais porté par un réseau très éclaté sur le territoire.
Du réseau des CIL à Action Logement : l’histoire d’une transformation
Le CIL n’existe plus comme structure de référence nationale. Le « 1 % Logement » est devenu Action Logement, une réforme qui a restructuré le réseau des CIL, passés de 107 à 23 organismes, selon les chiffres publiés par Unicil.
Ce chiffre de 107 CIL avant fusion n’est recoupé par aucune autre source de ma veille. Je le cite donc tel quel, avec sa provenance, plutôt que de le présenter comme une vérité absolue.
Concrètement, les anciens CIL locaux sont devenus des Action Logement Services, entités régionales rattachées à un groupe unifié. Regardons cela de plus près : un salarié qui cherchait « son » CIL dans les années 2000 doit aujourd’hui chercher l’agence Action Logement de son territoire, pas un CIL isolé.
Qui doit cotiser et combien ?
Historiquement, les pouvoirs publics imposaient aux entreprises de plus de 20 salariés une contribution obligatoire de 1 % de leur masse salariale, dans un contexte de pénurie de logements. Ce seuil de 20 salariés appartient au passé du dispositif, il ne faut pas le confondre avec la règle actuelle.
Depuis 1992, le taux de la PEEC est fixé à 0,45 % de la masse salariale, contre 1 % à l’origine.
Aujourd’hui, chaque entreprise du secteur privé non agricole comptant au moins 10 salariés doit verser 0,45 % de sa masse salariale brute à Action Logement Services. C’est le seuil actuel, à ne pas mélanger avec les 20 salariés historiques.
Quelles aides pour les salariés aujourd’hui ?
Pour ma part, je trouve que le prêt Action Logement reste une option sous-exploitée par les salariés éligibles. Il permet d’emprunter jusqu’à 40 000 € à un taux bonifié de 1 % pour financer sa résidence principale.
Ce prêt court sur une durée pouvant atteindre 25 ans, sans frais de dossier ni pénalités de remboursement anticipé. Un cadre assez avantageux comparé aux crédits classiques du marché actuel.
Autre dispositif : la garantie Visale, qui permet de louer sans garant physique, avec une couverture jusqu’à 2 000 € par mois pendant 9 mensualités. Elle vise en priorité les jeunes de moins de 30 ans et les personnes en mobilité professionnelle.
Pour visualiser les démarches concrètes, cette vidéo de la chaîne Cate détaille comment activer ses droits Action Logement.
Pourquoi ce dispositif a été créé
Le comité interprofessionnel du logement répond à une urgence de l’après-guerre. Face à une pénurie massive de logements décents, les pouvoirs publics ont imposé aux entreprises de plus de 20 salariés une contribution obligatoire de 1 % de leur masse salariale.
L’idée de départ liait emploi et logement : une entreprise qui grandit a besoin de salariés bien logés à proximité de son activité. Ce lien reste la colonne vertébrale d’Action Logement aujourd’hui, même si les modalités ont changé.
Trouver le comité interprofessionnel du logement de sa région
Pour aller plus loin, si tu cherches encore « ton » CIL local, le réflexe est de taper le nom d’Action Logement suivi de ta région ou de ta ville. Les anciens CIL ont été absorbés par des Action Logement Services régionaux, parfois sous un nom proche de l’ancien.
Attention cependant : certaines structures juridiques portent encore littéralement le nom « comité interprofessionnel du logement » dans les registres, comme à Calais ou à Fourmies. Rien n’indique que ces entités soient aujourd’hui rattachées à Action Logement national, donc mieux vaut vérifier directement sur actionlogement.fr avant toute démarche.
Ce que les entreprises utilisent réellement
Démystifions le sujet : les entreprises assujetties disposent bien de dispositifs (prêts, garanties, réservations de logements) pour leurs salariés. Mais cette contrepartie reste peu utilisée par de nombreuses entreprises éligibles.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce chiffre : méconnaissance des services RH, démarches perçues comme complexes, ou simple absence de communication interne sur le sujet. Dans mon expérience, les entreprises qui en parlent lors de l’intégration des salariés obtiennent un taux de recours bien meilleur.
Le comité interprofessionnel du logement, devenu Action Logement, reste donc un outil disponible mais sous-mobilisé par les employeurs comme par les salariés.
Questions fréquentes
Action Logement public ou privé ?
Action Logement est un organisme paritaire de droit privé, géré par les partenaires sociaux, même s’il remplit une mission d’intérêt général reconnue par l’État dans le domaine du logement.



