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Le système i-Milo des Missions Locales : le guide

Le système i-Milo expliqué simplement : usages, connexion, RGPD et cogestion 2026 avec France Travail. Lisez le guide pour tout comprendre.

Conseiller de Mission Locale et jeune consultant un dossier numérique sur ordinateur
Sommaire

Temps de lecture estimé : 4 minutes

Points clés à retenir

  • i-Milo suit les jeunes des Missions Locales depuis 2014
  • Conseiller et jeune n’ont pas le même accès
  • Données conservées jusqu’au 26e anniversaire du jeune
  • Décret 2026-11 : cogestion France Travail / DSIML
  • Un système d’information partagé doit lui succéder

Qu’est-ce que le système i-Milo

Le système i-Milo est le logiciel de suivi commun à toutes les Missions Locales de France. Chaque conseiller y consigne les échanges avec un jeune, ses démarches et ses avancées.

Il a succédé au système « Parcours » et fonctionne depuis 2014. Son cadre juridique est le décret n° 2015-59 du 26 janvier 2015, entré en vigueur le 29 janvier 2015 après un avis favorable de la CNIL rendu le 20 novembre 2014. Le texte a été modifié depuis, notamment le 21 mai 2021.

Le pilotage relevait de la DGEFP, la délégation du ministère du Travail chargée de la formation et de l’emploi. Il passe aujourd’hui en cogestion entre France Travail et la DSIML, la direction des systèmes d’information des Missions Locales.

i-Milo : les 4 types d'information du dossier : Historique des contacts, Suivi des dispositifs, Parcours professionnel, Statut de complétudeOuvrir l’infographie en grand

À qui s’adresse i-Milo et qui l’utilise

Trois catégories de personnes passent par l’outil, avec des droits très différents. La confusion est fréquente, donc je clarifie.

  • Les conseillers et personnels des Missions Locales, qui saisissent et consultent les dossiers.
  • Les jeunes accompagnés, qui disposent d’un dossier numérique personnel qu’ils peuvent consulter.
  • Les partenaires habilités : France Travail, Éducation nationale, collectivités, ASP (l’Agence de services et de paiement) et CNAM.

Les partenaires ne voient pas tout. Ils accèdent uniquement aux données prévues par le décret, selon leur mission.

Comment fonctionne le dossier numérique du jeune

Prenons un exemple. Léa, 19 ans, s’inscrit à la Mission Locale. Son conseiller ouvre un dossier, note le premier rendez-vous, puis ajoute ses stages, sa formation et son entrée en alternance au fil des mois.

Le dossier regroupe quatre types d’information :

  • l’historique des contacts et événements avec le conseiller ;
  • le suivi des dispositifs : PACEA (parcours contractualisé d’accompagnement), Garantie Jeunes, CEJ (Contrat d’engagement jeune) ;
  • le parcours professionnel : formations, stages, emploi, alternance ;
  • le statut de complétude des données : partiel, complet ou justifié.

Ce dernier point compte pour les financements. Une donnée « justifiée » est appuyée par une pièce, ce qui la rend exploitable dans les bilans.

Se connecter au système i-Milo

Côté conseiller

Le conseiller passe par le portail dédié avec un code d’accès fourni par sa structure. Le mot de passe doit être renouvelé tous les 90 jours, d’après le guide de l’agence WebSem.

L’interface s’organise en univers : Dossiers, Partenaires, Offre de service et Contrats aidés.

Côté jeune

Le jeune n’utilise pas le portail conseiller. Il crée un compte lié à son dossier grâce à son numéro de dossier et à un lien d’activation envoyé par email. Selon la documentation pass-emploi (beta.gouv, 2024), ce lien reste valable 24 heures. Passé ce délai, il faut en redemander un au conseiller.

Données personnelles et RGPD dans i-Milo

La base légale est le décret de 2015 modifié. Il fixe les données collectées (identité, situation, parcours, actions menées) et la liste des destinataires autorisés.

Les données sont conservées jusqu’au 26e anniversaire du jeune, selon les notices RGPD des Missions Locales. Le jeune peut demander à accéder à ses données et à les faire rectifier, auprès de sa Mission Locale.

Les évolutions d’i-Milo en 2026

Le décret n° 2026-11 du 12 janvier 2026 instaure la cogestion entre France Travail et la DSIML. Un arrêté du 15 janvier 2026 précise les modalités.

Concrètement, le jeune ne voit pas de changement immédiat dans son dossier. Le conseiller garde son outil. Ce qui bouge, c’est la gouvernance : les deux réseaux préparent ensemble un futur système d’information partagé, autour du Réseau Pour l’Emploi, qui doit remplacer i-Milo (AREFIE Hauts-de-France).

Une nouvelle finalité apparaît aussi. À partir du 1er juillet 2026, le traitement sert à faciliter l’accès à la complémentaire santé solidaire (C2S) pour les bénéficiaires du CEJ, selon Emfor BFC.

Outils et fonctionnalités avancées du système i-Milo

Le portail Business Intelligence offre des tableaux de bord et des indicateurs. Le guide WebSem cite 261 tableaux de bord et 189 analyses.

L’outil génère aussi des documents CERFA et permet un suivi financier. Certaines Missions Locales ajoutent leurs propres requêtes, comme celles publiées par la Mission Locale du Bassin de Marne. Dans mon expérience, ces requêtes locales font gagner le plus de temps aux équipes. Le système i-Milo reste donc l’outil de référence jusqu’à l’arrivée du futur système partagé.